lundi 30 octobre 2017

Zoom sur le Persan, un « aristocrate flegmatique » parfois malicieux…


Ce chat célèbre, d’origine Perse (Iran mais aussi Turquie) est un des premiers chats à poils longs arrivé en Europe. Il est appelé Angora (Turque), puis « chat des français » en Angleterre où la race est développée par des croisements avec des chats à poils courts, ronds et massifs. Les Persans sont sélectionnés sur leur calme tout « Britannique », le fameux flegme… Aujourd’hui, ce chat occupe la troisième place dans les préférences des français.


Une morphologie à la « Garfield »

Les premiers standards apparaissent en 1889. La face est assez courte, le corps massif. C’est aux Etats unis que la race est travaillée par la suite vers l’hyper-type, c’est à dire des caractéristiques extrêmes : un corps encore plus arrondi et une face très plate qui crée une polémique légitime.



Des difficultés spécifiques à la race

Le Persan (comme le British et l’Exotic horthair) est en effet un Brachycéphale, c’est à dire une race dont le crâne est raccourci, les pattes courtes et la colonne vertébrale tassée. A ce titre, les chattes ont souvent des difficultés lors de la mise bas.

Les adultes peuvent souffrir d’épiphora : leurs larmes coulent sur le poil sans être évacué par le canal lacrymal car il est souvent fermé par un pli de peau trop important… mais leur « Peke face » c’est à dire « face de chien Pekinois » ne leur cause pas autant de soucis respiratoires que n’en rencontrent les chiens brachycéphales.

En revanche, chez le Persan, ce sont les reins qui peuvent être atteints d’une maladie particulière : la Polykystose rénale ou PKD, héréditaire, dont 38% des individus de la race sont atteints. Cette maladie se traduit par l’existence de kystes dans les reins et évolue vite vers une insuffisance rénale. Un test de dépistage existe, on met tout simplement un coton-tige dans la gueule de votre chat. Il est bon de faire pratiquer même lorsque l’on ne fait pas d’élevage pour pouvoir anticiper l’apparition de la maladie et mettre en place des mesures précoces pour ralentir l’apparition de la maladie.

Enfin, les Persans peuvent avoir des maladies cardiaques (cardiomyopathie hypertrophique ou CMH = développement anormal du muscle cardiaque) pas toujours décelable à l’auscultation (il vaudra mieux faire une échographie ou une radio).

Et bien sûr ce magnifique chat aux poils longs impose un brossage quotidien sans quoi nœuds horribles et bourres de poils s’accumulent et finissent par nécessiter de l’endormir pour le tondre !


Comment prendre soin de son Persan

  • Ne pas « sécher » la visite annuelle vaccinale (examen médical complet) et le faire dépister pour la PKD !
  • Entretenir le poil en le brossant tous les jours en utilisant en alternance
-       un gant de massage/brossage doux
-       une brosse douce
  • Évitez que le poil avalé lors du toilettage ne forme des boules de poils qui bloquent le tube digestif : donnez-lui
-       Easypill « Boules de poils » par cures de 5 jours de suite : vous le distrairez pendant le brossage tout en prenant soin de son transit !
-       ou un gel très appétant que vous pouvez coller sur sa patte s’il est difficile de lui faire avaler quoique ce soit
-       ou encore un Aliment spécial Persans et de nature à éviter la formation des boules de poil
  • Entretenez ses yeux : évitez la macération et la coloration rouille créée par les larmes avec :
-       des lingettes nettoyantes
-       une lotion oculaire
  • Dans les cas d’écoulement très importants un traitement chirurgical peut parfois diminuer la quantité de larmes qui déborde.
  • Dès l’âge de 6 ans, et d’autant plus s’il a été testé « PKD » positif, donnez -lui un aliment qui puisse protéger sa fonction rénale :
-       Royal canin
-       Hill’s
-       Virbac
-        …
  • Ainsi que des produits qui complèteront ce soutien rénal :
-       DiReNe
-       Easypill Renal Protect
  • Ou encore si l’insuffisance rénale est avérée
-       Ipakitine

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