lundi 27 mars 2017

Alimenter un chien ou un chat souffrant de diabète sucré




Le diabète du chien et du chat qu’est-ce que c’est ?


De façon générale, ce sont des maladies qui se traduisent par une hyperglycémie (diabète sucré) et qui proviennent d’une anomalie de synthèse ou de fonctionnement de L’insuline (hormone qui diminue le taux de sucre dans le sang).

Chez le chien, il s’agit souvent d’un diabète sucré (qui ressemble au diabète sucré de type 1 de l’homme) c’est à dire d’une hypo-insulinémie dont on ne connaît pas exactement la cause, probablement multifactorielle.
Chez le chat, il s’agit quasi-exclusivement d’un diabète sucré de type 2, c’est à dire d’une résistance à l’insuline (produite par le pancréas).


Les facteurs prédisposant au diabète


L’obésité, notamment chez le chat pour qui, dès 2 kg de poids supplémentaire, la sensibilité à l’insuline peut être diminuée par deux.
L’inactivité (dans le cas de chat d’appartement, chat obèse, ou chat âgé) est aussi un facteur de risque.
L’administration de certains médicaments comme les glucocorticoïdes (pour des douleurs liées au problèmes inflammatoires de type arthrite ou des dermatites allergiques aux piqures de puces) ou les progestatifs (pilules pour chat, fortement déconseillés) favorise fortement l’apparition de diabète.
Les atteintes pancréatiques chez le chien induisent également l’apparition de diabète.

Alimentation et diabète : comment rendre le traitement efficace

Le traitement fait appel à l’insulinothérapie mais nécessite d’adapter l’alimentation pour équilibrer le traitement.

Chez le chien :
Il est conseillé d’éviter les sucres rapides (gâteau, sucres, etc) en favorisant les protéines, les lipides et les fibres. L’élément important est l’apport en protéines, d’autant plus si l’animal est stérilisé. Elles vont permettre d’apporter les glucides plus progressivement (néoglucogenèse) qu’en ajoutant des sucres rapides . Le nombre de repas doit être fixe, il est intéressant de le nourrir en deux fois, de préférence matin et soir : Il est donc intéressant de choisir des aliments industriels pour diabétiques, dont la formulation ne variera pas.
Avec des fibres ou dont la teneur en glucides est réduite, et la digestion de l’amidon réduite.

Alimentation pour chien diabétique


Chez le chat :
L’alimentation doit être la plus stable possible, donc comme chez le chien, l’aliment industriel est l’idéal. Si le chat est obèse, il est bon de lui faire perdre du poids tout en apportant un aliment riche en protéines, et l’amaigrissement peut suffire à faire disparaître la maladie. Dans ce cas un simple aliment pour chat en surpoids est adapté.

Si le poids du chat est normal voire faible, l’aliment doit être riche en protéines, en fibres et en lipides. Les chats diabétiques peuvent en outre avoir des problèmes ligamentaires et articulaires, et bénéficier d’apport en chondroprotecteurs et oméga 3.

 Alimentation chat diabétique


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vendredi 24 mars 2017

ON A TESTE EQUISTRO FLEXADIN UCII

 FLEXADIN UCII PAR EQUISTRO


Sans être dotés des compétences (et loin de là !) de Kevin Staut et de William Fox-Pitt qui utilisent déjà l’Equistro Flexadin UCII, nous avons voulu tester ce produit sur Oracio, mâle Cob Normand de 17 ans, soumis à rude épreuve lors d’un concours (il s’est blessé) et qui depuis a des raideurs dues à l’arthrose. L’EQUISTRO FLEXADIN UCII fait en effet partie d’une gamme de produits qui essayent de lutter contre une maladie très difficile à soigner, l’ostéoarthrose.

Qu’est-ce que l’ostéoarthrose ?
C’est une maladie caractérisée par la dégénérescence des structures articulaires qui entraine des douleurs et réduit la mobilité…et qui malheureusement ne se guérit pas !
Certains traitements permettent de faire disparaître la douleur et de ralentir ou de stopper la progression de la maladie, mais pas de rénover l’articulation. Plusieurs niveaux d’action existent en fonction de l’atteinte de votre animal :
-       Eviter un surpoids pour ne pas aggraver les dommages
-       Supplémenter son régime alimentaire en apportant des substances dites « chondroprotectrices » c’est à dire protégeant le cartilage (chondro)
-       Adapter son activité motrice : réduire les risques de traumatisme lors d’activités intenses en adaptant les ferrures, la dureté du sol, le type d’exercice…
-       Prescrire des médicaments anti-inflammatoires, analgésiques, des séances de physiothérapie (dont l’hydrothérapie par exemple) et d’acupuncture…

Pourquoi le Flexadin ?
Ses actifs sont des atouts pour l’articulation très sollicitée des chevaux de sport :
Le collagène (de type II ou UCII) est l’innovation récente de la gamme Flexadin. C’est l’un des constituants du cartilage et en outre, un élément qui empêche le système immunitaire d’attaquer le cartilage articulaire lors d’une inflammation des articulations. C’est donc un atout d’un point de vue préventif (compenser la dégradation) mais aussi curatif pour limiter la douleur.
Le Méthane sulfonyle méthylique (MSM) est une forme de soufre organique naturel qui possède des propriétés intéressantes pour les articulations : dans l’organisme il contribue à la production de sulfate de chondroïtine, et de sulfate de glucosamine, constituants du cartilage ; il aide également à conserver le bon état des tissus conjonctifs et permet une action anti-oxydante lors de la restauration du cartilage.
Le manganèse) très assimilable, possède aussi des propriétés anti-oxydantes.
Son goût banane est très apprécié par les chevaux comme une étude de l’Université de Southampton de 2005 le montre : la banane serait le deuxième parfum préféré du cheval !

Ce produit est donc conseillé pour le cheval de travail soumis à des efforts intenses ou pour le cheval arthrosique.

La présentation en pot de 600g :

Les doses recommandées pour des chevaux de taille standard comme Oracio (700 – 900 kg) sont de :
- 15 g (soit une dose et demi) en une seule fois par jour pour une première période de 12 semaines
- puis en entretien, de 10 g (soit une dose) toujours en une seule fois par jour.
C’est donc pour un coût d’environ deux euros par jour qu’Oracio bénéficie de ce complément alimentaire.

Le résultat :
Au bout de deux mois, la différence devient parfaitement visible : Oracio est moins raide, il aborde ses séances de travail avec plaisir et la dose d’Equistro Flexadin UCII est très facilement absorbée sur l’aliment.

Retenez que :
L’Equistro Flexadin UCII très appétant avec son goût banane, est présenté sous forme de poudre dans un pot que l’on peut refermer et qui permet deux mois de traitement. Les chevaux l’absorbent très facilement. L’innovation majeure apportée par le collagène (UCII) fait une vraie différence en termes d’effet en luttant contre l’inflammation et notamment réduit de façon importante la douleur due à l’arthrose.

jeudi 23 mars 2017

Pourquoi certains chiens mangent leurs excréments : raisons de la coprophagie et conseils pour la soigner



Coprophagie du chien

Ecoeurante, et surtout perçue comme un trouble comportemental par la majeure partie des humains, la coprophagie est pourtant vitale chez certaines espèces de rongeurs (lapins, chinchilla…) qui réingèrent leurs caecotrophes (selles émises le matin). Elle leur permet en effet une digestion en deux temps et des apports nécessaires en protéines et vitamines.
Chez nos carnivores de compagnie (chien et chat) c’est une autre histoire : c’est une pratique maternelle normale et nécessaire que d’avaler ce qui est émis jusqu’à ce que chiots ou chatons puissent s’éloigner (au moins trois semaines d’âge) pour faire seuls leurs besoins hors du nid …
Mais en dehors de ces circonstances précises, cette pratique répugnante pour un humain est-elle normale ou anormale ?

Chez les chiots avant l’âge de la puberté ce n’est pas forcément pathologique

La coprophagie est souvent observée chez le chien, rarissime chez le chat. Elle tend à disparaître aux alentours de la puberté. En revanche, elle reste inacceptable pour un être humain qui imagine ou perçoit très nettement un changement d’haleine chez son compagnon et lui refuse aussitôt câlins et contacts, voire le punit.

La coprophagie chez l’adulte doit être sérieusement étudiée car elle est le signe d’un souci médical et/ou comportemental
Chez le chien adulte, et même chez l’animal autour de la puberté, l’on commence par vérifier la qualité de la ration alimentaire et surtout le type de selles ingérées. Pourquoi ?
Parce que certaines déjections sont quasiment assimilées au rang de friandises pour votre chien : crottes de chat, de lapin, de chèvre, crottin de cheval, bouse de vache… étant donné les éléments qu’elles contiennent, mais qu’en revanche absorber ses propres selles ou celles d’autres chiens est moins banal pour un chien adulte.

La coprophagie peut être le signe de troubles de l’assimilation :
-          Par exemple, lors d’une mauvaise assimilation des nutriments (syndrome de malabsoprtion-maldigestion), voire une mauvaise qualité de la ration alimentaire (déchets de boucher, tendons, sous-produits animaux tels les poils, corne de sabots, plumes…) pouvant entrainer des modifications du fonctionnement de la flore intestinale (dysbiose) ou si elle contient des éléments en excès : ration trop grasse ou trop « sucrée » (amidon rejeté dans les selles)
-          Ou encore lors de déficit pancréatique (déficit enzymatique) de nombreux éléments non digérés restent présents dans les selles (graisses, sucres…)
-          lors de parasitisme intestinal : en effet, les affections parasitaires comme la giardiose (infestation par un Protozoaire) perturbent l’assimilation des graisses 
-          lors de transit accéléré (mauvaise digestion des aliments)…

ou le signe de carences alimentaires sévères :  elles entrainent retards de croissance, amaigrissement  et coprophagie.  Le fait que le chien « compense » en ingérant des selles est souvent évoqué dans cette situation dont les mécanismes sont bien plus complexes.

La coprophagie peut-être également le signe de troubles comportementaux

-          Certains chiens dits hyper-actifs avalent tout ce qui traine, y compris des excréments, sans pour autant être attirés par ce qu’ils avalent et ne prennent donc pas le temps de s’y intéresser.
-          Les vieux chiens peuvent aussi être coprophages, reprenant en apparence une exploration buccale de jeune chiot
-          Les chiens malpropres punis pour avoir fait leurs selles dans la maison en absence de leurs propriétaires apprennent parfois à les faire disparaître en les avalant !

Attention, se précipiter pour empêcher un chien de manger ses selles est généralement contre-productif : le chien peut comprendre que cela sert à communiquer ou au moins à obtenir de l’attention et trouver un intérêt à continuer…

Il faudra donc :
-          Régler les problèmes médicaux : vérifier la qualité de la ration alimentaire et le bon fonctionnement de l’organisme de votre animal avec votre vétérinaire.
-          Évaluer l’hypothèse de troubles comportementaux.
-          Eviter de renforcer le comportement en ne s’intéressant pas au chien lorsqu’il avale ses selles : or, pour se retenir d’intervenir, il faut pouvoir éviter la coprophagie le temps de faire disparaître la cause…

En attendant vous pouvez alors
-          bloquer l’ingestion des selles avec une muselière, notamment lors des promenades dans la rue
-          mettre la litière du chat hors d’atteinte
-          rendre les selles inappétantes : pour cela, un produit existe : Copronat, dont les extraits de Yucca schidigera réduisent la production de métabolites aromatiques impliqués dans la production d'odeurs (sulfures notamment), et modifient sensiblement le caractère aromatique des fèces. Elles perdent alors leur intérêt gustatif…

https://www.lacompagniedesanimaux.com/copronat-spray-250-ml.html 
https://www.lacompagniedesanimaux.com/copronat-spray-250-ml.html

Petite remarque : le poivre ou le tabasco saupoudré sur les selles n’ont généralement pas d’effet